Il existe deux grandes catégories de permis de travail au Canada : le permis fermé (lié à un employeur précis, nécessitant généralement une LMIA) et le permis ouvert (permettant de travailler pour n'importe quel employeur) et le choix du bon type conditionne toute la procédure.
La démarche suit un ordre précis et non négociable : obtenir une promesse d'embauche, constituer le dossier avec contrat et justificatifs, puis déposer la demande en ligne via le portail IRCC, avec des délais allant de 2 semaines (Global Skills Stream) à plusieurs mois selon le profil.
Une assurance santé internationale est indispensable dès votre arrivée au Canada, car le système de santé public provincial n'est pas immédiatement accessible aux nouveaux arrivants, et une couverture adaptée est souvent exigée dans le dossier de demande de permis.
Comment obtenir un visa de travail pour le Canada en 2026 ?
Entrer au Canada sous le bon visa est essentiel pour travailler légalement et en toute sécurité. Le pays attire des talents étrangers et impose un cadre réglementaire strict : contrat formel, sponsor local, conditions précises de séjour. Travailler au Canada sans visa adapté expose à des sanctions, voire une expulsion.
- Qui peut demander un visa de travail pour le Canada ?
- Les différents types de visas de travail au Canada
- Démarches pour obtenir un visa de travail au Canada
- Conditions du visa de travail : durée, renouvellement et famille
- Coût du visa de travail pour le Canada
- Avantages et limites du visa de travail
- L'assurance santé internationale : indispensable pour travailler au Canada
L'essentiel à retenir
Qui peut demander un visa de travail pour le Canada ?
L’emploi au Canada via un visa dépend de plusieurs critères, pour l’employé ou l’employeur.
Nationalités autorisées : presque tous les pays doivent obtenir un permis, hormis rares exemptions pour business visitors ou accords (ex. CUSMA).
Conditions générales : diplôme, expérience professionnelle et surtout une offre d’emploi canadienne.
Rôle de l’employeur : nécessaire pour sponsoriser (via LMIA) ou utiliser un permis LMIA-exempt. L’employeur doit gérer l’évaluation d’impact sur le marché du travail (LMIA) sauf exceptions : accords internationaux, ICT ou sous International Mobility Program.
Les différents types de visas de travail au Canada
Chaque catégorie de permis répond à un profil professionnel spécifique pour s'expatrier au Canada. Voici un aperçu clair.
Visa pour ingénieurs / spécialistes / services internationaux
Cette catégorie couvre les secteurs IT, ingénierie, commerce… Offrant souvent des permis de 1 à 5 ans, ces postes demandent un niveau d’études élevé et l’obtention d’un LMIA ou un permis exempt (ex. sous Global Skills Stream) .
Visa professeur ou enseignant (ALT)
Destiné aux enseignants recrutés par des universités, collèges ou écoles supérieures. Un contrat auprès d’un établissement reconnu est requis pour obtenir ce permis spécifique.
Visa travail qualifié spécifique
Pour les métiers en tension (cuisine, soins de santé, construction…). Une procédure allégée existe parfois pour remplir les besoins urgents du marché du travail .
Visa intra-groupe (transfert inter-entreprises)
Pour les salariés détachés d’une filiale étrangère vers le Canada. Sans LMIA, mais avec conditions plus strictes en 2026 : deux ans d’ancienneté, poste relevant souvent de NOC TEER 0–2, présence sur site commerciale vérifiée.
Autres visas professionnels
Le Canada propose également des permis de travail spécifiques pour des profils professionnels moins classiques, mais tout aussi essentiels. Ces visas sont délivrés en fonction de la nature du métier et de la mission prévue, souvent sous le programme de mobilité internationale (IMP), qui permet d’éviter une étude d’impact sur le marché du travail (LMIA).
Journalistes et correspondants étrangers : admissibles s’ils travaillent pour un média reconnu et n’occupent pas un poste permanent dans une entreprise canadienne.
Artistes et techniciens du spectacle : peuvent obtenir un permis pour une production ponctuelle (film, tournée, événement), sous réserve d’un contrat et de l’intérêt culturel.
Chercheurs et universitaires invités : accueillis par un établissement reconnu pour un projet précis, souvent sans LMIA.
Personnel religieux : ministres du culte, animateurs spirituels, missionnaires… admissibles avec une lettre de leur organisation religieuse.
Sportifs et entraîneurs : sous contrat avec une équipe canadienne ou en compétition officielle.
Ces permis sont généralement liés à un employeur ou organisme précis, temporaires, et non renouvelables au-delà de la mission initiale, sauf exceptions.
Démarches pour obtenir un visa de travail au Canada
Une procédure rigoureuse s’applique, détaillée en étapes claires.
Étapes : obtention d’une promesse d'embauche → constitution du dossier (contrat, preuves salariales, LMIA ou exemptions) → dépôt en ligne via IRCC ou en consulat.
Documents à fournir : passeport, contrat, LMIA ou offre d’emploi numéro, diplômes, CV, preuves d’expérience.
Délais : peuvent varier de 2 semaines (Global Skills Stream) à plusieurs mois, selon le type de permis.
Où faire la demande : en ligne via IRCC, centres VFS/ambassade ou port d’entrée dans certains cas.
Conditions du visa de travail : durée, renouvellement et famille
Ce permis offre plusieurs options selon le projet et la situation familiale.
Durée initiale : généralement entre 1 et 5 ans selon le type de permis.
Renouvellement : possible selon la continuité de l’offre, critères respectés, et LMIA renouvelé si nécessaire.
Famille : conjoint et enfants peuvent accompagner, avec permis ouvert pour le conjoint et permis d’étude pour les enfants .
Restrictions : employeur spécifique signifie impossibilité de changer d’emploi sans nouveau permis ; certains secteurs sont interdits ou peu accessibles.
Coût du visa de travail pour le Canada
Un budget à préparer avant toute demande.
Frais de dossier : environ 155 CAD par demande standard (155 pour work permit, + ouvert éventuellement).
Traductions / apostilles / certifications : selon pays d’origine, prévoir des frais additionnels.
Assistance professionnelle : avocat ou cabinet spécialisé ajoute généralement plusieurs centaines à milliers de CAD selon la complexité.
Avantages et limites du visa de travail
Entre opportunités et contraintes, mieux vaut être informé.
Avantages : travail légal, accès à un compte bancaire au Canada, assurance santé au Canada, expériences à l’étranger et points pour la résidence permanente.
Limites : dépendance à l’employeur, difficulté à changer de statut ou d’emploi, démarches complexes en cas de licenciement ou arrivée des proches.
Tableau récapitulatif des principaux visas de travail pour le Canada
Type de visa | Secteurs concernés | Durée | Renouvelable | Conditions principales |
|---|---|---|---|---|
Spécialiste / Ingénieur | Tech, commerce, ingénierie | 1–5 ans | Oui | Diplôme + contrat (LMIA ou exempt) |
Enseignant | Éducation | 1–3 ans | Oui | Diplôme + contrat d’établissement |
Qualifié spécifique | Métiers manuels | 1–5 ans | Oui/Non | Test métier + offre d’emploi |
Intra‑groupe | Multinationales | 1–5 ans | Oui | Mission intragroupe validée |
L'assurance santé internationale : indispensable pour travailler au Canada
Obtenir un visa de travail pour le Canada est une étape décisive dans votre projet d'expatriation, mais une réalité est souvent négligée : une fois en dehors de France, votre Sécurité sociale ne couvre plus aucun de vos frais médicaux. Or, le Canada n'offre pas d'accès gratuit à son système de santé public aux résidents étrangers, et les frais d'une simple consultation, d'une hospitalisation ou d'une urgence peuvent rapidement s'élever à plusieurs dizaines de milliers de dollars canadiens. Que vous partiez pour un contrat de courte durée, un détachement ou une installation longue durée, souscrire une assurance santé internationale est donc une nécessité absolue.
Avec plus de 40 ans d'expérience aux côtés des expatriés français, April International est l'assureur de référence pour vous accompagner tout au long de votre séjour au Canada. Son assurance santé internationale s'adapte à votre visa, votre statut (salarié détaché, travailleur indépendant, employé local) et la durée de votre mission : soins courants, hospitalisation, soins dentaires et optiques, ainsi que le rapatriement médical en cas d'urgence grave. Une couverture sur mesure, pensée pour les Français qui s'installent à l'étranger.
FAQ – Visa de travail au Canada
Peut-on travailler au Canada sans visa ?
Peut-on travailler au Canada sans visa ?
Non. On ne peut pas travailler au Canada sauf exceptions très limitées (visite d’affaires courte, accords CUSMA/CETA). Tout travail au-delà d’un statut visiteur nécessite un permis.
Quel est le salaire minimum pour un visa de travail ?
Quel est le salaire minimum pour un visa de travail ?
Il n'existe pas de salaire minimum unique pour un visa de travail au Canada. Le seuil dépend de la province, du métier et du programme d'immigration utilisé.
Le salaire offert doit être au moins égal au salaire médian du marché pour le poste et la région, selon les données d'Emploi et Développement social Canada (EDSC). Pour le TFWP (Programme des travailleurs étrangers temporaires), c'est le salaire le plus élevé entre le taux médian provincial/territorial et le taux médian de l'occupation dans la région qui s'applique.
Salaires minimums provinciaux en vigueur (2025–2026) :
🇨🇦 Ontario : 17,60 $ CAD/h (depuis oct. 2025)
🇨🇦 Québec : 16,10 $ CAD/h (16,60 $ dès le 1er mai 2026)
🇨🇦 Colombie-Britannique : 17,85 $ CAD/h
🇨🇦 Alberta : 15,00 $ CAD/h
🇨🇦 Nunavut : 19,75 $ CAD/h (le plus élevé du pays)
Peut-on changer d’emploi avec un visa de travail ?
Peut-on changer d’emploi avec un visa de travail ?
Oui, mais pour un permis employeur‑spécifique, il faut déposer une nouvelle demande. Une politique temporaire permet le changement en attente de traitement depuis le 27 mai 2025.
Le visa de travail donne‑t‑il accès à la résidence permanente ?
Le visa de travail donne‑t‑il accès à la résidence permanente ?
Oui, via certaines catégories : gain d’expérience canadienne (Canadian Experience Class), Global Talent Stream, PNP ou demande parallèle de résidence permanente avec l’intention duale autorisée.
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