De la couverture santé à la protection réelle : les enseignements du Baromètre Santé 2026
Disposer d’une assurance santé ne signifie pas toujours se sentir pleinement protégé à l’étranger. Le Baromètre Santé 2026, réalisé par Expat Communication en partenariat avec la Caisse des Français de l’Étranger - CFE et APRIL International, met en évidence un écart important entre le fait de disposer d’une couverture santé et l’expérience réelle des expatriés lorsqu’ils doivent accéder à des soins.
L’essentiel à retenir
93 % des répondants disposent d’une couverture santé, mais 53 % ont déjà reporté des soins ou y ont renoncé. Être assuré ne garantit donc pas toujours un accès effectif aux traitements.
Le coût et le manque de lisibilité restent des préoccupations majeures : 71 % des répondants financent eux-mêmes leur couverture, tandis qu’une part importante d’entre eux comprend mal les coûts médicaux et les modalités de remboursement.
L’accompagnement humain, le tiers payant, l’orientation dans le système de santé et le soutien psychologique deviennent des composantes essentielles d’une stratégie de protection internationale efficace.
L’enquête a été menée auprès de plus de 6 400 expatriés français vivant dans plus de 80 pays. Elle couvre des profils variés : salariés, travailleurs indépendants, retraités et autres personnes en mobilité internationale.
Si 93 % des répondants disposent d’une couverture santé, plus de la moitié déclarent avoir déjà reporté des soins ou y avoir renoncé.
Pour les courtiers et les décideurs de la mobilité internationale, ces résultats rappellent un principe essentiel : une assurance n’est réellement utile que lorsque les assurés peuvent la comprendre, supporter le coût des soins et accéder au système de santé avec confiance.
Couverture et confiance en un coup d’œil
| Résultat de l’enquête | Ce que cela peut indiquer | Question pour les employeurs et les courtiers |
|---|---|---|
| 93 % disposent d’une couverture santé | La grande majorité des expatriés est formellement assurée. | Le contrat offre-t-il une protection réellement efficace dans la pratique ? |
| 53 % ont reporté des soins ou y ont renoncé | La couverture ne supprime pas toujours les obstacles financiers ou pratiques. | La structure du contrat peut-elle décourager les salariés de se faire soigner ? |
| 51 % citent un remboursement insuffisant | Les garanties peuvent ne pas correspondre aux coûts médicaux réels. | Les plafonds de remboursement sont-ils adaptés à chaque pays de destination ? |
| 48 % citent le coût élevé des soins | L’avance de frais et les restes à charge restent importants. | Le tiers payant ou l’accord préalable peuvent-ils réduire l’exposition financière ? |
1. Être couvert ne signifie pas toujours se sentir protégé
Le principal enseignement de l’enquête réside dans l’écart entre le nombre d’expatriés disposant d’une couverture santé et le nombre de personnes qui se sentent réellement en mesure d’accéder aux soins. Selon le Baromètre, 53 % des répondants ont déjà reporté des soins nécessaires ou y ont renoncé. Les deux principales raisons citées sont un remboursement jugé insuffisant, pour 51 % des répondants, et le coût trop élevé des soins, pour 48 %.
La souscription d’un contrat ne constitue donc pas, à elle seule, un indicateur suffisant du niveau de protection. Les assurés peuvent encore être confrontés à des restes à charge importants, des plafonds de remboursement, des franchises, des exclusions ou des incertitudes concernant la prise en charge d’un traitement.
Pour les courtiers, l’analyse d’un régime de protection sociale doit donc porter sur son efficacité concrète. Il ne s’agit pas seulement d’étudier les cotisations et les tableaux de garanties, mais également d’anticiper l’expérience financière d’un salarié ayant besoin d’une hospitalisation, d’une consultation spécialisée, d’examens diagnostiques ou d’un traitement régulier dans son pays d’expatriation.
APRIL International propose des solutions d’assurance santé internationale flexibles, conçues pour faciliter l’accès à des soins de qualité dans différents pays et systèmes de santé. Selon le contrat et la nature des soins, des services tels que l’accord préalable, l’accompagnement médical, la gestion des cas complexes ou le tiers payant peuvent réduire les incertitudes et limiter l’avance de frais importants.
2. La compréhension des coûts fait partie de la protection
Le Baromètre montre que les dépenses de santé représentent une source de préoccupation importante pour les expatriés. 56 % des répondants consacrent plus de 200 euros par mois à leur couverture santé, tandis que 71 % la financent eux-mêmes.
Malgré cet engagement financier personnel, 59 % déclarent ne pas comprendre les coûts de santé et 19 % ont déjà reçu une facture médicale inattendue.
Pour les courtiers et les employeurs, la lisibilité des coûts doit donc être considérée comme une composante de la protection elle-même. Les assurés doivent comprendre non seulement le montant de leur cotisation, mais également les sommes qu’ils pourraient avoir à régler lorsqu’ils reçoivent des soins.
Cela peut inclure les franchises, les quotes-parts, les plafonds de garantie, les exclusions, les règles relatives aux frais raisonnables et habituels, ainsi que la différence entre une prise en charge en tiers payant et un remboursement après avance des frais.
Ces informations doivent être communiquées avant qu’un besoin médical ne survienne. Les assurés doivent savoir quels professionnels ou établissements ils peuvent consulter, dans quels cas un accord préalable est nécessaire, quels justificatifs transmettre et comment leur remboursement sera calculé.
APRIL International accompagne ses assurés grâce à des informations claires sur les garanties et à des services digitaux permettant de déposer et de suivre leurs demandes de remboursement. Lorsque le service est disponible, le tiers payant peut limiter l’avance de frais médicaux ou hospitaliers éligibles. L’Easy Pay Card peut également contribuer à réduire l’avance de dépenses de santé importantes, selon les conditions applicables.
3. Un accès rapide aux soins ne garantit pas la confiance
L’enquête indique que les délais d’accès aux professionnels de santé restent relativement courts pour de nombreux expatriés. 83 % peuvent consulter un médecin généraliste en moins de trois jours, tandis que 79 % peuvent obtenir un rendez-vous avec un spécialiste en moins de deux semaines.
La rapidité d’accès ne garantit toutefois pas une expérience de soins satisfaisante. 39 % des répondants considèrent que leur accès aux soins est moins bon qu’en France, et 21 % déclarent s’être déjà sentis en danger sur le plan médical à l’étranger.
Ces résultats montrent que l’accès aux soins ne dépend pas uniquement des délais d’attente ou de la taille d’un réseau médical. Les expatriés doivent également pouvoir identifier un professionnel adapté, comprendre le fonctionnement du système local, communiquer efficacement et avoir confiance dans la qualité et la pertinence des soins proposés.
Pour les courtiers, cela implique d’évaluer la manière dont les assurés seront orientés au sein de systèmes de santé qu’ils connaissent peu. Un vaste réseau de professionnels peut présenter une utilité limitée si les salariés ne savent pas quel établissement choisir, si un prestataire est adapté à leur situation ou si les soins seront pris en charge.
APRIL International aide ses assurés à s’orienter dans les systèmes de santé locaux grâce à un réseau international de professionnels de santé, des services d’aide à la recherche de prestataires, des solutions de téléconsultation et un accompagnement pour accéder à des soins appropriés. Selon le contrat et la situation médicale, les assurés peuvent également bénéficier d’une assistance médicale, d’un suivi des situations complexes ou d’un second avis médical.
4. La clarté et l’accompagnement humain créent de la valeur
La compréhension des contrats d’assurance santé internationale reste limitée. Selon le Baromètre, aucun indicateur de compréhension du contrat ne dépasse la note de 6 sur 10. Les garanties d’assistance et de rapatriement sont les moins bien comprises, avec une note moyenne de seulement 4,7 sur 10.
Les répondants expriment également une demande claire en faveur d’un tiers payant plus étendu, d’informations plus transparentes sur les remboursements et de la possibilité de joindre un interlocuteur humain en cas de besoin.
Ces résultats soulignent un enjeu majeur pour les décideurs : un contrat techniquement complet peut ne pas produire toute sa valeur lorsque les assurés ne savent pas comment l’utiliser.
La communication et les parcours d’accompagnement doivent donc être considérés comme des composantes à part entière de la couverture. Les employeurs et les courtiers doivent notamment vérifier que les assurés reçoivent des informations simples lors de leur adhésion, que les principales exclusions et les obligations d’accord préalable sont clairement expliquées et qu’un parcours d’escalade est accessible lorsque la situation médicale ou administrative devient complexe.
APRIL International associe des services digitaux à un accompagnement humain multilingue. Les assurés peuvent être guidés à différentes étapes de leur parcours de santé : recherche d’un professionnel, demande d’accord préalable, transmission des justificatifs ou suivi d’une demande de remboursement.
Cette combinaison entre outils digitaux et assistance humaine est particulièrement importante dans les situations stressantes, lorsque les assurés ne disposent ni du temps ni de la sérénité nécessaires pour interpréter seuls les documents contractuels ou s’orienter dans un système de santé étranger.
5. Le soutien psychologique reste insuffisant
La santé mentale constitue l’un des principaux besoins non satisfaits mis en évidence par l’enquête.
Seuls 11 % des répondants ont accès à un accompagnement psychologique, tandis que 40 % n’y ont pas accès alors qu’ils pourraient en avoir besoin. Par ailleurs, 12 % déclarent que leur bien-être psychologique s’est dégradé depuis leur expatriation.
Une mobilité internationale peut s’accompagner d’isolement social, d’adaptation culturelle, de pression professionnelle, de perturbations familiales ou d’incertitudes sur l’avenir. Ces difficultés peuvent concerner les salariés expatriés, leurs conjoints, les étudiants et d’autres populations vivant à l’étranger.
Pour les courtiers et les employeurs, il ne suffit donc pas qu’un accompagnement psychologique apparaisse dans un tableau de garanties. Il convient de vérifier si le service est réellement accessible depuis plusieurs pays, disponible dans une langue adaptée, pertinent sur le plan culturel et clairement présenté aux assurés.
Selon la formule sélectionnée, les assurés APRIL International peuvent bénéficier de garanties en santé mentale et de services d’accompagnement psychologique à distance. Les employeurs peuvent également envisager des dispositifs complémentaires, tels que des programmes d’aide aux salariés, afin de soutenir les collaborateurs en mobilité internationale et leur famille.
Un accompagnement spécifique peut aussi être pertinent pour les étudiants internationaux, qui peuvent être exposés à des difficultés académiques, financières, culturelles ou sociales pendant leur séjour à l’étranger.
Transformer les résultats du Baromètre en conversations concrètes
Le Baromètre fournit aux courtiers un cadre factuel pour analyser les dispositifs de protection santé internationale avec leurs clients entreprises.
| Thématique du Baromètre | Discussion avec le client | Comment APRIL International accompagne ses assurés |
|---|---|---|
| Report ou renoncement aux soins | Les niveaux de remboursement et les restes à charge découragent-ils les salariés de se faire soigner ? | Garanties flexibles, accord préalable, accompagnement médical, gestion des cas complexes et tiers payant. |
| Compréhension limitée des coûts | Les salariés comprennent-ils leurs dépenses potentielles et les différentes modalités de remboursement ? | Informations claires sur les garanties, suivi digital des remboursements, tiers payant et Easy Pay Card. |
| Manque de confiance dans le système local | Les assurés peuvent-ils identifier des professionnels adaptés et s’orienter dans le système de santé local ? | Réseau international, aide à la recherche de professionnels, téléconsultation et accompagnement médical. |
| Compréhension insuffisante des garanties | Les informations d’adhésion et les parcours d’assistance sont-ils clairs et accessibles ? | Accompagnement humain multilingue associé à des services digitaux accessibles. |
| Accès limité au soutien psychologique | Les services de santé mentale sont-ils accessibles dans plusieurs pays et plusieurs langues ? | Garanties en santé mentale et accompagnement psychologique à distance, selon la formule sélectionnée. |
Ces échanges peuvent permettre de déterminer si les régimes de protection remplissent réellement leur objectif. Ils offrent également l’occasion d’identifier les principales lacunes avant qu’elles n’affectent la santé des salariés, leur satisfaction ou la réussite de leur mobilité internationale.
Les questions à poser lors d’une analyse des garanties
Une analyse concrète peut notamment intégrer les questions suivantes :
Un salarié peut-il assumer financièrement ses soins sans devoir les reporter ?
Les niveaux de remboursement sont-ils adaptés au coût des soins dans chaque pays ?
Les salariés comprennent-ils les franchises, les quotes-parts, les plafonds et les exclusions ?
Peuvent-ils identifier facilement un professionnel de santé adapté ?
Le tiers payant est-il disponible pour les dépenses médicales les plus importantes ?
Un accompagnement humain est-il accessible lorsqu’une situation devient urgente ou complexe ?
Les services de santé mentale sont-ils accessibles dans plusieurs pays et plusieurs langues ?
Les salariés comprennent-ils le fonctionnement des garanties d’assistance et de rapatriement ?
Conclusion : une assurance santé internationale doit fonctionner dans la pratique
Le Baromètre Santé 2026 décrit une population française expatriée largement assurée, mais qui ne se sent pas toujours pleinement en mesure d’accéder aux soins ou d’en supporter le coût.
Le constat est clair : 93 % des répondants disposent d’une couverture santé, mais 53 % ont déjà reporté des soins ou y ont renoncé. Le coût, le manque de visibilité, la compréhension insuffisante des garanties et les lacunes en matière de soutien psychologique continuent d’affecter l’expérience des expatriés.
Pour les courtiers et les décideurs en charge des avantages sociaux internationaux, l’enjeu est de passer d’une approche centrée sur le contrat à une approche centrée sur l’expérience de l’assuré.
Une protection santé internationale efficace ne dépend pas uniquement de l’existence d’un contrat. Elle repose également sur la capacité des assurés à comprendre leurs garanties, maîtriser leurs dépenses, identifier des soins appropriés et obtenir une aide humaine lorsqu’ils en ont besoin.
En associant des garanties internationales flexibles, des services d’orientation médicale, le tiers payant, des outils digitaux et un accompagnement humain multilingue, APRIL International aide les courtiers et les employeurs à soutenir la mobilité internationale avec davantage de clarté et de sérénité.